Garantir les rentes plutôt que les étendre

AVS 21 – Le projet de la CSSS-E ne convainc pas la majorité

Le projet de réforme AVS 21 doit garantir l'équilibre financier de l'AVS jusqu'en 2030 et maintenir le niveau des prestations de la prévoyance vieillesse. En raison de l’évolution démographique, l’AVS enregistre, année après année, des déficits toujours plus importants. Le PLR s'oppose à une réforme au détriment des jeunes et préconise une compensation réelle et ciblée des femmes. En raison de la situation financière de l’AVS et du besoin urgent de réforme, ce projet doit se concentrer sur les éléments centraux, à savoir : maintenir le niveau des prestations et garantir le financement de l’AVS. La question d’un élargissement des prestations au travers, notamment, d’un relèvement du plafond pour les couples mariés ne se pose même pas.

Le projet AVS 21 est une réforme modeste, mais constitue un premier pas vers une garantie du niveau actuel des rentes jusqu’en 2030. En raison du vieillissement de la population, l'AVS enregistre, chaque année, des déficits toujours plus importants. À tout cela viendront s’ajouter, rien qu'entre 2030 et 2035, plus d'un million de baby-boomers retraités. Il est donc impératif qu'une proposition ciblée garantisse le financement des retraites pour les années à venir. Le conseiller aux États Damian Müller souligne : « Dans un premier temps, il est de notre devoir de dire la vérité à la population et de présenter une proposition équilibrée en termes de cotisations et de prestations pour stabiliser le financement. »

Pas de place pour les jeux politiques partisans
Le PLR salue également l'harmonisation de l'âge de la retraite des femmes à 65 ans, qui sera mise en œuvre en quatre étapes. Il considère qu'une augmentation de 0,3% de la TVA est acceptable. En revanche, le PLR s'oppose à une augmentation disproportionnée de la TVA et rejette une augmentation échelonnée jusqu'à 0,7%, comme le souhaite une majorité de la CSSS-E. En effet, plus l'augmentation de la TVA sera élevée, plus les jeunes et les faibles revenus devront passer à la caisse de manière disproportionnée.

Le PLR préconise également une meilleure intégration des femmes sur le marché du travail. L'imposition individuelle devrait y contribuer de manière importante. Le PLR travaillera également dans le cadre de la réforme de la LPP pour un meilleur traitement des salaires les plus modestes, grâce à la réduction de moitié de la déduction de coordination, dont la nécessité est urgente.

En outre, les femmes à faibles revenus devraient bénéficier de mesures compensatoires généreuses pendant la période de transition vers le système réformé. Cependant, le relèvement du plafond pour les couples n'a pas sa place dans le projet de loi. Damian Müller, membre du Conseil des États, est convaincu que « risquer une augmentation massive des impôts pour cela en pleine crise met en péril le projet ». La situation est trop grave pour tomber dans les jeux politiques partisans.

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