« Soit vous acceptez les charges supplémentaires proposées pour financer la 13ème rente AVS, soit nous vous infligerons une hausse d’impôt encore plus élevée lors de la prochaine réforme.» C’est en substance ainsi que l’on peut résumer le projet présenté aujourd’hui par le Conseil fédéral.
Dans sa communication du jour concernant l'ouverture de la consultation sur la « réforme AVS 2030 », le Conseil fédéral persiste et signe à vouloir pénaliser la population, alors même qu'un récent sondage démontre que le projet est clairement voué à l'échec, 66 % de la population refusant une hausse de la TVA. Par ailleurs, dans le contexte économique mondial actuel très incertain, la Suisse doit renforcer sa compétitivité, et non la diminuer.
Préservons le deuxième pilier
Du point de vue de la stabilité de l’AVS, il est particulièrement problématique que les recettes supplémentaires proposées par le Conseil fédéral ne s'élèvent qu'à environ 600 millions de francs par an, ce qui insuffisant pour assurer un assainissement durable du premier pilier. Ces recettes supplémentaires s’ajoutent aux milliards déjà prévus – mais loin d’être assurés politiquement – provenant d’une hausse de la TVA et d’une augmentation des ponctions salariales.
En plus de grignoter encore un petit plus le porte-monnaie de la population, ce projet restreint également la liberté individuelle. En effet, le projet du Conseil fédéral prévoit que l’âge minimal pour une retraite anticipée sera progressivement relevé de 58 à 63 ans. Cette mesure peu aboutie ressemble au projet de taxation inique des avoirs du 2ème et 3ème piliers du Conseil fédéral. Le PLR poursuivra son engagement pour la liberté de chacune et de chacun de se constituer un bas de laine pour ses vieux jours. Les personnes qui souhaitent travailler plus longtemps de leur plein gré doivent pouvoir bénéficier d’allègements qui leur permettent de le faire.
Le PLR continuera de défendre la classe moyenne et les PME
Le PLR exige un mécanisme transparent et contraignant afin d’assainir l'AVS de manière pérenne. Autrement dit, l'AVS a besoin d'un frein à l'endettement. Dès que le premier pilier sera déséquilibré, le déficit de financement devra être comblé au moins pour moitié par un ajustement modéré de l'âge de la retraite. Le PLR combattra par voie de référendum toute réforme de l’AVS qui pèse unilatéralement sur la classe moyenne et les PME. C'est la seule façon de protéger la population active, les familles et les PME contre cette politique vorace et irresponsable.