Cohésion sociale plutôt que lutte des classes

L’initiative 99% de la Jeunesse socialiste déforme la réalité et ne fait qu’attiser des conflits inutiles. Tout comme le Conseil national, le Conseil des États refuse de mettre en péril la répartition des revenus en surimposant une partie de la population qui rapporte à elle seule 40% des recettes fiscales.

« Diviser pour mieux régner » ? Si cela semble être le mot d’ordre de la Jeunesse socialiste, ce n’est pas ce qui fera avancer la Suisse. L’initiative populiste 99% se fonde sur des constats et des calculs aberrants et surtout erronés, prétendant que le capital est sous-taxé alors qu’en Suisse, le revenu du capital est déjà très fortement imposé Ainsi, en demandant qu’il soit fiscalisé à hauteur de 150%, ce texte vise délibérément les contribuables qui s’acquittent aujourd’hui d’une part importante et essentielle des revenus des impôts et qui sont les principaux contributeurs aux différents budgets de l’État. En agissant ainsi, les jeunes socialistes cherchent une fois de plus à déstabiliser notre pays et ce qui fait son succès. Au lieu de tenter une énième expérimentation socialiste, nous devrions plutôt faire en sorte que notre pays reste attractif et performant, afin d’assurer ce qui constitue notre richesse, à savoir notre stabilité.

Alors que l’initiative dit vouloir combattre des prétendues élites, nous nous trouvons une fois de plus devant une proposition totalement déconnectée de la réalité. Les jeunes socialistes oublient que 1% des contribuables ayant les revenus les plus élevés génèrent près de 40% des recettes fiscales. Vouloir les taxer encore plus, c’est tout simplement se tirer plusieurs balles dans le pied. Le système a fait ses preuves : le capital est investi et crée de l'innovation et des emplois. Si, en revanche, le capital est trop lourdement taxé, l'investissement, l'innovation et l'esprit d'entreprise diminuent – au détriment de toutes et tous.

Notre pays est, en comparaison internationale, très équilibré en termes de répartition des revenus. Plutôt que de lutter dans le vent comme le fait régulièrement la gauche, le PLR met son énergie dans des défis concrets. En l’occurrence, nous nous engageons pour que la Suisse reste une place économique attrayante et pour que notre système de formation se maintiennent à un haut niveau. Ces objectifs sont réalistes, intelligents et universellement profitables. En tant que parti de la responsabilité, nous refusons cette initiative qui est tout sauf responsable et qui ne fait que dresser une partie de la population contre une autre. Nous tenons à notre cohésion sociale car elle est le ciment de la Suisse.

Christian Lüscher, conseiller national GE