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L'utilisation de produits phytopharmaceutiques peut présenter un risque pour la santé et l'environnement. C’est donc à juste titre que leur distribution et leur surveillance est régulée de manière stricte. Deux initiatives populaires à ce sujet confirment que cette thématique préoccupe la population. Le Parlement est maintenant en bonne voie pour intégrer dans la législation des objectifs et des mesures visant à réduire ces risques. Hier, la Commission de l’économie et des redevances du Conseil national a discuté du projet du Conseil des États. Le PLR soutient le projet de loi et salue que des objectifs visant une réduction de 50% aient été fixés pour l’utilisation de pesticides et que des objectifs de réductions aient également été fixés pour la perte de nutriments (conséquence de la surfertilisation). Cette réduction doit être fondée sur des faits scientifiquement fondés et viser les produits nocifs.

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D’importantes questions sont encore en suspens en ce qui concerne l'accord-cadre entre la Suisse et l'UE. Le Conseil fédéral a le devoir de veiller à ce qu'elles soient clarifiées. Ce n'est qu'alors qu'un avis définitif pourra être envisagé.

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Le PLR est en faveur d’une réglementation claire de la protection de la vie privée

Aujourd'hui, le Conseil national aurait pu faire un pas important vers plus de transparence dans le financement des partis et des campagnes. Malheureusement, le vote qui a été rejeté portait sur le contre-projet à l'initiative sur la transparence, que j’avais proposé. Le PLR s'est engagé - en vain - pour cette solution, qui s’est heurtée aujourd’hui à un refus. Elle aurait pourtant créé plus de transparence que l'initiative populaire, surtout dans les commissions politiques - tout en préservant la vie privée. Mais la frange conservatrice, composée de l'UDC et du Centre, refuse de discuter cette question. Les partis de gauche quant à eux veulent déjà mettre en œuvre l'initiative populaire au niveau législatif. Ce faisant, ils poursuivent leur objectif d'abolir le système de milice pour le remplacer par un système de partis financés par l'État.

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La digitalisation, c’est l’opportunité de nouveaux modèles d’affaires, la création et la transformation de nombreux métiers. Ces changements créent des insécurités juridiques qui ne vont pas sans problèmes concrets. Les contrats conclus entre les fournisseurs de prestation et les plateformes, par exemple, ne sont toujours pas clairement qualifiés. Cela entraîne des conséquences désastreuses pour les droits des parties, pour l’application du droit des assurances sociales et provoque une précarité malvenue.

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Toute personne se voyant contrainte d’interrompre ou de réduire considérablement son activité professionnelle en raison des mesures prises pour lutter contre le coronavirus doit pouvoir bénéficier d’une compensation pour perte de revenus. Cependant, ce soutien ne devrait pas être basé sur le principe de l’arrosoir.

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Les entreprises qui sortent "gagnantes" de la crise de coronavirus devraient payer une taxe supplémentaire. Ce sont les propos choquants tenus par Jan-Egbert Sturm, le responsable du groupe d'experts en économie de la task force Covid-19 de la Confédération. Si toute idée peut sembler intéressante à être exprimée, celle-ci est de celles qu’il aurait mieux valu troquer par des propositions concrètes de soutien à l’innovation, d’incitation à la création d’emploi et d’encouragement à l’investissement. Parce que quand certains acteurs sont à genoux suite à une crise, on ne pense pas à aller abattre ceux qui tiennent encore debout mais plutôt à permettre à tous de se relever.

Pourquoi cet avis ?
Tout d'abord, les entreprises paient déjà des impôts sur les bénéfices et les gagnants de la crise paieront immanquablement leur part. Mais un impôt supplémentaire sur les bénéfices serait alors une double imposition. Tout expert en économie devrait savoir que des taxes supplémentaires ne créent pas d’emplois, au contraire. Or c'est précisément d’entreprises compétitives dont nous avons besoin pour relancer rapidement l'économie et ainsi garantir les emplois. Emplois que nous nous sommes efforcés de maintenir dans le cadre de la crise au travers des indemnités pour la réduction de l’horaire de travail (RHT).

Deuxièmement, un grand nombre de ceux que l'on appelle les "vainqueurs de la crise" ont aussi été de ceux qui ont été au service de la population sans interruption, afin que chacune et chacun puisse se procurer ce dont il avait besoin. Ils ont été de ceux à qui il n’a pas été nécessaire de verser des indemnités RHT, ni des prêts COVID. Demander de manière rétroactive aux entreprises qui ont pu maintenir leur activité de payer un impôt supplémentaire est un signal non seulement négatif, mais contre-productif : qui prendrait un risque commercial en période d'incertitude si on lui demandait par la suite de payer un supplément ? Sans compter qu’il serait impossible d’un point de vue constitutionnel d’introduire un nouvel impôt rétroactivement.

La politique classique de redistribution n'est pas efficace
Un bref regard sur le passé montre que les nouveaux impôts ne sont jamais temporaires, ils restent et sont rapidement considérés par l’Etat comme acquis. Ce sera aussi le cas de l’impôt sur les bénéfices du Coronavirus puisque la dette laissée par cette crise ne sera pas remboursée en quelques mois. Résultat : les entreprises seront plus lourdement imposées, elles devront renoncer à engager du personnel, à augmenter des salaires et à investir dans leur outil de travail. Dans ce contexte, ce n’est pas seulement les « gagnants » de la crise qui seront impactés, mais aussi leurs collaborateurs et l’ensemble des entreprises qui devraient bénéficier des investissements engagés par les « gagnants ». Autrement dit, la compétitivité diminue et la dépendance à l'égard de l'État augmente. C'est mot pour mot ce que nous devrions empêcher, car les entreprises résistantes surmontent les crises. Nous l’avons constaté durant cette crise et si personne ne souhaite vivre à nouveau cette période, nous restons tous conscients que nous ne sommes désormais pas épargnés.

Garantir les emplois, réduire la réglementation, encourager l’investissement
N’en déplaise aux adeptes des solutions « faciles », il existe de meilleurs moyens de soutenir les entreprises : d'une part, l'aide directe aux entreprises touchées via les RHT et les prêts Covid, telle que décidée par le Conseil fédéral, est judicieuse. D'autre part, la flexibilité de notre administration doit être garantie et même améliorée, afin de permettre réactivité et efficacité pour venir en aide aux entreprises. La flexibilité est aussi nécessaire pour répondre à des transformations subites d’entreprise, comme le cas d’un restaurant offrant des repas en salle, qui se transforme en livreur à domicile.
À moyen terme, notre engagement ne consiste pas à contraindre et à empêcher mais plutôt à permettre et à encourager ceux qui réussiront à s’adapter à la « nouvelle normalité », à payer les salaires de leurs employés ainsi qu’à créer de nouveaux emplois. Pénaliser ceux qui réussissent à s’en sortir ne serait justifié ni économiquement, ni moralement. L’apologie de l’échec et la diabolisation du succès sont à la base des idées de la gauche ; mais cette recette fondée sur une volonté de nivellement par le bas et de décroissance n’a jamais fonctionné pour créer des emplois.

Quand on se trouve, après une tempête, devant une forêt avec des arbres à terre, on ne se demande pas comment abattre les arbres restants, mais plutôt comment reconstruire une belle forêt. C’est notre rôle aujourd’hui et les entreprises bien portantes sont de celles dont on a besoin pour garantir les emplois, investir dans l’avenir, payer des impôts et nous redonner confiance avec quelques bonnes nouvelles.

Johanna Gapany, conseillère aux États

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