Assemblée des délégués du 2 octobre 2021

Par la présente, j’ai le plaisir de vous inviter à notre Assemblée des délégués, qui se tiendra le samedi 2 octobre 2021, à Bienne. Je me réjouis de vous accueillir personnellement sur place.

En tant que plus grande ville bilingue de Suisse, Bienne est synonyme de diversité, tout comme la Suisse et notre parti. De par son statut de « métropole horlogère », Bienne n'a jamais cessé de regarder vers le futur et de se développer en permanence. Cet esprit positif est symbolique non seulement pour le PLR, mais également tout particulièrement pour cette Assemblée des délégués. Vous prendrez non seulement position sur des objets de votation importants, mais vous vous prononcerez également sur la nomination de la nouvelle présidence du parti.

J'ai éprouvé un immense plaisir à présider le parti pendant plus de cinq ans. Les nombreuses réunions, manifestations et visites de nos partis locaux et cantonaux font partie des meilleurs moments de cette période. Je tiens à vous remercier chaleureusement pour votre soutien et votre confiance. Votre engagement, celui de nos sections et partis cantonaux, ainsi que celui de nos membres me rendent fière et reconnaissante. Ensemble, nous avons pu faire évoluer et réaliser beaucoup de choses.

Je transmets à mon successeur la direction d'un parti très motivé, dynamique et combatif. C'est maintenant à vous de décider avec quelle présidence le parti va relever les prochains défis. Avec les candidatures suivantes, des personnalités très engagées et expérimentées se proposent à l'élection :   

Thierry Burkart, conseiller aux États du canton d'Argovie, se présente à l'élection à la présidence du parti.  

Les quatre personnes suivantes sont candidates à l'élection à la vice-présidence :

  • Andrea Caroni, conseiller aux États AR (sortant)
  • Philippe Nantermod, conseiller national VS (sortant)
  • Andri Silberschmidt, conseiller national ZH (nouveau)
  • Johanna Gapany, conseillère aux États FR (nouveau)

Vous trouverez ci-dessous les CV des nouveaux candidats à élire, les deux vice-présidents actuels étant formellement élus jusqu’au printemps prochain.


Des décisions orientées vers l'avenir doivent également être prises lors des votations du 28 novembre 2021. Vous vous exprimerez sur les initiatives sur les soins et la justice, ainsi que sur le nouveau référendum contre la loi COVID-19.

La situation dans le secteur des soins n'est pas simple et les perspectives ne sont guère réjouissantes. Avec le vieillissement attendu de la population dans les prochaines années, le nombre de personnes de plus de 80 ans nécessitant des soins passera d'environ 200’000 à 360’000. Actuellement, la Suisse ne forme que 43% du personnel infirmier nécessaire.

L'initiative « Pour des soins infirmiers forts » lancée en janvier 2017 par l'Association professionnelle suisse des infirmières et infirmiers (ASI) exige des cantons et de la Confédération plus d'investissements dans la formation, de meilleures conditions de travail et plus de compétences pour le personnel soignant.

Le Parlement a reconnu la nécessité d'agir et a donc rédigé un contre-projet qui reprend les demandes des initiateurs au niveau fédéral. Concrètement, la Confédération contribuerait à hauteur de 469 millions de francs à la formation des professionnels des soins. Les cantons devraient également subvenir aux besoins des jeunes en formation et décideraient des conditions et du montant des subventions versées. Enfin, les infirmières et les infirmiers devraient pouvoir facturer certains services directement aux assureurs maladie sans devoir passer par un médecin. De leur côté, les prestataires de services et les assureurs doivent prendre des mesures correctives en cas d'explosion des coûts.

La majorité du Parlement, y compris le groupe libéral-radical, a rejeté l'adoption de dispositions sur la rémunération du personnel infirmier et les conditions de travail, car cela relève de la responsabilité des hôpitaux et de leurs propriétaires - dans la plupart des cas les cantons.

L'initiative populaire « Détermination des juges fédéraux par tirage au sort (initiative sur la justice) » a été déposée le 26 août 2019 avec 130'100 signatures valables. Les juges du Tribunal fédéral étant élus et réélus par le Parlement, les initiants estiment que l'indépendance de la justice est menacée. Ils appellent donc à un changement de système. À l'avenir, les juges fédéraux devraient être tirés au sort et rester en fonction jusqu'à cinq ans après avoir atteint l'âge ordinaire de la retraite. Ce n'est qu'en cas de manquement grave aux devoirs de service ou de maladie qu'un droit de révocation par l'Assemblée fédérale doit être prévu.

Les deux Conseils ont clairement décidé de recommander le rejet de l'initiative. Le groupe parlementaire libéral-radical a également rejeté à l'unanimité l'initiative populaire. D'une part, il n'y a pas de besoin immédiat de changer la pratique actuelle pour l'élection des juges fédéraux. D'autre part, l'introduction du tirage au sort serait totalement étrangère au système. En outre, l'actuelle représentation proportionnelle volontaire des partis est profondément enracinée en Suisse. Elle garantit également une représentation équilibrée des opinions politiques au sein du pouvoir judiciaire. Cela contribue de manière significative à l'acceptation des décisions judiciaires.

Le 13 juin dernier, 60,2% des électeurs ont approuvé la création de la loi COVID-19. Peu après ce vote important, un second référendum a été lancé contre l'amendement adopté par le Parlement le 19 mars 2021. Les comités référendaires ont rapidement recueilli les signatures requises pour un référendum.

Ils ont avancé deux arguments contre la révision. Tout d'abord, ils s'opposent à la base légale de l'introduction du certificat COVID, car cet instrument conduirait, selon eux, à une société à deux classes dans laquelle les personnes non vaccinées seraient discriminées. Deuxièmement, ils s'opposent à un nouvel article de la loi (1a) qui, selon eux, donnerait « carte blanche » au Conseil fédéral pour gérer la crise.

Le groupe libéral-radical a soutenu à l'unanimité cet amendement à la loi COVID-19. Il est clair que personne ne demande l'utilisation du certificat COVID sans raison. Mais d'une part, cet instrument nous a déjà permis de retrouver certaines libertés dont nous avons été privés au cours des 18 derniers mois (voyages, grands événements, etc.). D'autre part, cela nous permettrait également d'éviter de nouvelles fermetures générales et donc une situation où tout le monde serait perdant. En ce qui concerne les compétences du Conseil fédéral, le groupe libéral-radical a estimé que les dispositions du nouvel article 1a amélioreraient la prévisibilité des mesures gouvernementales. En outre, les cantons, les milieux économiques et les commissions parlementaires compétentes seront consultés par la suite. Le Conseil fédéral n'agit donc pas seul.