Deux semaines après avoir présenté une hausse de la TVA de 0,8 % pour financer l’armée, le Conseil fédéral est revenu à la charge aujourd’hui pour proposer une nouvelle augmentation de l’imposition en faveur de l’AI. Cette nouvelle ponction du porte-monnaie de la population active survient dans un contexte déjà marqué par une hausse de 0,7 % de la TVA demandée par le Conseil fédéral pour l’AVS. Celle-ci prendrait la forme d’une augmentation permanente des cotisations salariales jusqu’à 0,2 % ce qui représenterait des coûts supplémentaires d’un milliard de francs par an pour les salariés et les entreprises. Une telle mesure, nuirait considérablement à la classe moyenne, à nos places de travail et à nos PME, déjà fortement sous pression. Pour le PLR, cette hausse d’impôt est tout simplement inacceptable. D'autres solutions existent pour relever les défis auxquels l’AI est confrontée.
Damien Cottier, Chef du groupe parlementaire Libéral-Radical : « On ne peut pas constamment infliger de nouveaux impôts à la classe moyenne. Privilégions la réintégration et un engagement accru des employeurs en matière de réinsertion au lieu d’instaurer un nouvel impôt à chaque problème ».
Réintégrer plutôt que de condamner
Pour le PLR, condamner des jeunes à être dépendant d’une rente toute leur vie et vivre en marge de la société n’est pas une solution digne de ce nom. La solution passe par la réintégration. Il est prépondérant de tout mettre en œuvre pour que les personnes bénéficiant d’une rente AI, en particulier les jeunes, restent sur le marché du travail ou y reprennent pied. Pour cela, il faut :
- Un engagement accru des employeurs en matière de formation, de réinsertion et d'accompagnement pour maintenir autant que possible les personnes dans le monde du travail et de veiller à ce qu'elles ne soient pas mises au ban de la société.
- Responsabiliser les employées et employés.
- Davantage d'incitations à l'emploi au lieu de pousser les gens vers l’AI.
Cyril Aellen, vice-président du PLR et membre de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national : « Nous voulons des solutions concrètes pour favoriser la réintégration des personnes sur le marché du travail tout en assurant la pérennité de l’AI. C’est le seul moyen de garantir un filet social pour celles et ceux qui ont en réellement besoin ».
En outre, avant de demander des moyens supplémentaires, le Conseil fédéral doit tenir ses promesses pour une meilleure efficience des offices AI, notamment par le biais de la numérisation. Enfin, la motion « Mesures d'amortissement de la dette de l'AI envers l'AVS » du conseiller aux Etats Damian Müller, qui a déjà été acceptée par la Chambre haute, montre la voie à suivre. Celle-ci demande un remboursement de la dette de l’AI envers l’AVS de 10 milliards de francs à l’horizon 2045 tout en laissant une marge de manœuvre pour renforcer encore le volet de la réinsertion professionnelle.