Le Conseil fédéral a présenté aujourd’hui ses projets concernant le rééquipement et le renforcement urgent de l’armée. Malheureusement, comme prévu, le Conseil fédéral a de nouveau fait le choix de faire passer la population à la caisse en lui infligeant une hausse de la TVA de 0,5 % pendant douze ans. En parallèle, le gouvernement décide d’annuler les mesures d’efficience dans l’administration.
L’Etat n’a pas un problème de recettes
Après des années de coupes budgétaires, et au vu de la situation sécuritaire qui s’est fortement dégradée en Europe, il est clair que l’armée doit être renforcée. De ce fait, il est évident que le PLR soutient chaque franc consacré au réarmement et à la modernisation de notre armée. La sécurité est une tâche régalienne de l’Etat.
Il est tout aussi évident que de répondre à chaque défi par une nouvelle taxe n’est pas la bonne solution. La Confédération encaisse pourtant près de 90 milliards de francs par an. L’Etat n'a donc pas un problème de recettes, mais un problème de dépenses. Il s'agit dès lors de fixer des priorités budgétaires plutôt que de taxer davantage la population.
La CF Karin Keller-Sutter a montré la voie
La conseillère fédérale PLR, Karin Keller-Sutter, a démontré qu’une autre voie est possible. Le « programme d’allègement budgétaire 2027 » – conjugué à des recettes fédérales plus élevées que prévu – permettra de freiner la croissance continue des dépenses fédérales d’environ deux milliards de francs par an et portera les dépenses de l’armée à 1 % du PIB dans le cadre financier existant. Il est donc possible de prendre des mesures d’efficience au sein de la Berne fédérale. C’est précisément cette voie que l’ensemble du Conseil fédéral devrait désormais suivre.
Un plan voué à l’échec
Or, le Conseil fédéral fait le contraire. Le jour même où il annonce à la population une hausse d’impôts, il décide d’annuler des mesures d’efficience déjà communiquées en lien avec le budget 2027, pour un montant de 540 millions. Ces mesures, qui concernaient notamment l'appareil administratif, avaient pourtant été annoncées il y a quelques mois seulement.
En d’autres termes : la Confédération dispose de fonds pour l’administration, mais seulement de manière limitée pour l’armée et notre sécurité. Cette démarche est non seulement erronée sur le plan financier, mais aussi irresponsable en matière de politique de sécurité. Les trois quarts de la population s’opposent à une augmentation de la TVA au profit de l’armée. La décision prise aujourd’hui risque de renforcer encore ce scepticisme et met en péril le financement de la sécurité de notre pays.
Le PLR propose des solutions
Le PLR n’acceptera pas cette politique. Au Parlement, nous nous engagerons pour que les mesures d’efficience adoptées au printemps dernier ne soient pas annulées, mais mises en œuvre de manière cohérente. Il convient également de mentionner que les Jeunes libéraux-radicaux récoltent actuellement des signatures en faveur de leur initiative populaire pour une croissance mesurée de l’administration. Les moyens issus du budget fédéral doivent être affectés là où ils sont aujourd’hui les plus urgents : pour la sécurité de notre pays. Et même pour les moyens supplémentaires dont l’armée a besoin, il existe des solutions qui ne passent pas par de nouveaux impôts. Le PLR a déjà présenté un plan pour un fonds en faveur de la défense et l’industrie. Ledit document présente six propositions concrètes pour financer le rééquipement de l’armée, sans augmenter les impôts. Au cours des prochains mois, il s’agira de les développer davantage en collaboration avec les autres partis de droite et du centre droit.