Non à l'initiative de monnaie pleine

Une expérimentation d'économie planifiée qui met en danger la place
économique suisse

Le groupe parlementaire libéral-radical s'oppose à l'initiative de monnaie pleine. Celle-ci veut une nationalisation du marché du crédit des banques et une restructuration totale de l'économie financière. L'utilité de l'initiative n'est pas perceptible et il n'y a aucune garantie qu'elle permette d'éviter les crises financières. La mise en place de l'expérimentation du système de monnaie pleine est très risquée.

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Pour le groupe parlementaire libéral-radical, il est clair que l'initiative Monnaie pleine met en danger la place économique suisse et remet ainsi en question l'avenir de la place financière. Elle menace l'indépendance de la Banque nationale suisse : cette dernière serait contrainte à un nouveau rôle économique planifié (la « Monetative »). La mise en place de l'expérimentation du système de monnaie pleine met fin à la liberté entrepreneuriale et rend le modèle de banque universelle impossible, ce qui est très risqué : actuellement, les banques universelles disposent d'énormes bilans avec des clients du monde entier.

Des recettes appropriées pour une place financière sûre

Dans le cadre du projet « Too-big-to-fail », la politique a tiré ses leçons de la crise financière en 2011 déjà. La sécurité de la place financière fut renforcée par une série de mesures. Contrairement à l'initiative, ces mesures actuelles ne sont pas contraires aux normes internationales et ne mettent pas en danger la compétitivité. Les exigences concernant les capitaux propres et les liquidités entravent d'ores et déjà la création monétaire des banques de crédit. La sécurité du dépôt protège de manière efficace les clients de banque en cas de crise et jusqu'à 100 000 francs. La politique des taux d'intérêt de la BNS permet un contrôle de la création monétaire des banques. De plus, cela garantit la stabilité des prix.
 
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