Les forces aériennes, l’épine dorsale de l’armée

Modernisation nécessaire, même en temps de paix

La modernisation de la défense aérienne représente une nécessité en matière de politique de sécurité. Aujourd’hui, le Conseil des Etats s’est clairement engagé en faveur de l’achat d’avions de combat modernes. Le PLR salue ce résultat. Les forces aériennes sont l’épine dorsale de l’armée. Sans elles, les missions de défense du territoire et de la population, pour lesquelles l’armée est mandatée par la Constitution, ne pourraient être remplies. Même en temps de paix, une flotte aérienne moderne est absolument indispensable pour prendre en charge les tâches de la police de l’air, ainsi que pour la sauvegarde de la souveraineté dans l’espace aérien suisse.

L’actuelle flotte composée de F/A-18 atteindra, dans le courant des années 2020, la fin de sa durée d’exploitation. Les jalons politiques en vue du renouvellement de la défense aérienne doivent, dès à présent, être posés pour éviter à la Suisse une lacune sécuritaire causée par l’absence de défense aérienne. Nous saluons donc le signal fort envoyé ce matin par le Conseil des Etats et soutenons le cadre financier de six milliards de francs. Compte tenu de la durée moyenne d’exploitation de trente ans, cette somme n’est pas excessive et fait partie intégrante du budget de l’armée. Cet investissement dans la sécurité de notre pays est indispensable. Non seulement parce qu’il est impossible de dresser des pronostics fiables sur le long terme quant à l’évolution de la situation internationale, mais également parce qu’une police de l’air est essentielle, même en temps de paix. En effet, plus de 300 interventions de contrôle ont lieu chaque année, dont une vingtaine relevant de l’urgence. Les systèmes de défense sol-air doivent être renouvelés, parallèlement à l’acquisition de nouveaux avions de combat. Ces deux acquisitions sont distinctes, mais doivent se faire en étroite coopération. Concernant les compensations, le PLR considère que les 60% proposés par le Conseil fédéral sont trop faibles. L’augmentation des compensations revêt une importance économique et de politique régionale, car elle ouvre la porte d’autres marchés pour les entreprises suisses.

Pas de référendum financier à l’avenir
L'acquisition des nouveaux avions au travers d’un arrêté soumis à un référendum est politiquement envisageable. Un référendum sur les crédits ne doit toutefois pas devenir une norme à l’avenir. À cet égard, il est juste de procéder à une acquisition séparée des avions et du système sol-air, ce dernier n’étant pas contesté, il n'y a aucune raison de le soumettre également à référendum. Le PLR rejette un référendum financier parce qu'il ouvre la porte à de futures politiques de blocage dans tous les domaines.

 

PLR.Les Libéraux-Radicaux. Avancer ensemble.

 

Olivier Français