Le régime de Poutine n’a pas sa place dans notre démocratie directe

Vladimir Poutine et son régime s’adonnent à des exercices de propagande en faveur de l’initiative « sur la neutralité ». Le PLR condamne fermement cette ingérence du régime russe dans le processus démocratique suisse. Nous attendons des promoteurs de l’initiative qu’ils s’en distancient rapidement et sans réserve. 

Cela a été rapporté dans la NZZ du jour : la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères russe Maria Sacharowa a clairement encouragé le peuple suisse à voter « oui » à l’initiative « sur la neutralité » qui sera soumise à votation populaire le 26 septembre prochain. Ainsi, elle fait la leçon à la population suisse, réprimande le Conseil fédéral et dénigre notre pays.

Ce faisant, le régime de Poutine interfère ouvertement dans une campagne de votation populaire suisse. Cela est inacceptable. C’est à la population suisse de décider librement du futur du pays – la propagande étatique russe n’a pas sa place dans notre démocratie directe.

L’acceptation de l’initiative profiterait au régime de Poutine

Pourquoi le régime russe s’engage-t-il en faveur de cette initiative ? La réponse ne laisse pas la place au doute : cette modification constitutionnelle profiterait à Poutine et à l’actuel pouvoir russe. Une neutralité rigide aurait pour seul effet de renforcer les régimes antidémocratiques et les autocrates car elle interdirait à la Suisse de prendre des sanctions face à des violations graves du droit international. Elle ne pourrait réagir fermement qu’en cas d’agression militaire. 

Moscou a donc un fort intérêt à ce que l’initiative soit approuvée. Les promoteurs de cette initiative doivent prendre leurs responsabilités. Le PLR les appelle à se distancier clairement des tentatives d’influence et de l’appui russes. On ne peut pas avoir à cœur la souveraineté de la Suisse sans condamner cette ingérence étrangère dans la politique interne de notre pays.

OUI à une neutralité qui a fait ses preuves, NON à Poutine

Le PLR est pour la neutralité suisse. Mais pour celle qui a fait ses preuves depuis des siècles, celle qui garantit la paix, la sécurité et l’indépendance à notre pays. C’est précisément celle qui a fait ses preuves dans de nombreux contextes historiques passés et qui ne peut pas se conformer à un corset beaucoup trop rigide. En effet, l’initiative « sur la neutralité » réduirait la marge de manœuvre de la Suisse et interdirait au Conseil fédéral de réagir de manière appropriée aux violations graves du droit international.

La population suisse débattra intensément de cette initiative dans les semaines à venir. Une chose, pourtant, est d’ores et déjà claire : Poutine n’a pas voix au chapitre dans notre débat démocratique interne. Toutes celles et ceux qui tiennent à la Suisse et à sa souveraineté doivent forcément s’opposer à une ingérence russe dans une campagne de votation.