Engagement clair sur la voie bilatérale

Le groupe libéral-radical dresse un état des lieux global sur le dossier européen

Le groupe libéral-radical s'est rencontré ce week-end à Versoix (GE) pour son traditionnel séminaire annuel où il a intensivement débattu de la politique européenne. Après une introduction des perspectives du Conseil fédéral par notre ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis, le groupe libéral-radical a dressé un état des lieux approfondi des grands défis des accords bilatéraux entre la Suisse et l'Union européenne : l'Accord sur la libre-circulation des personnes, le règlement des questions institutionnelles et l'Accord d'association à Schengen-Dublin. Sur base de cet état des lieux sera rédigé un papier de position qui sera présenté aux délégués le 23 juin 2018 au Tessin.

L'UE est le plus important partenaire économique, social et culturel de la Suisse. Le PLR est le seul parti à s'être toujours montré ferme sur sa position envers la voie bilatérale. Le groupe parlementaire a convié différents experts et entreprises à son séminaire à Versoix pour aborder les points les plus importants de cette thématique. Sur base de cet état des lieux sera rédigé un papier de position qui sera présenté aux délégués le 23 juin 2018 au Tessin.
 
Non à l'initiative de résiliation
Le PLR attache de l'importance à la libre-circulation des personnes, stimulant l'économie, et rejette l'initiative de résiliation des isolationnistes conservateurs. Le PLR veut maintenir la prospérité économique et le faible taux de chômage. Aujourd'hui comme demain, la libre circulation des personnes permet à la Suisse d'attirer la main d'œuvre nécessaire, amenant de l'innovation et de la compétitivité. La préférence indigène ne peut avoir un impact, que si l'économie assume aussi sa responsabilité en termes d'exploitation du potentiel de main d'œuvre national. Concernant les assurances sociales, la maîtrise de l'immigration des personnes issues d'Etats tiers est indispensable pour assurer la libre circulation de personnes.
 
Développer les accords bilatéraux dans l'intérêt de la Suisse
Dans l'intérêt de la Suisse, le groupe parlementaire libéral-radical veut assurer et développer les accords bilatéraux. Notre procédure législative démocratique, et par conséquent le droit de lancer un référendum, doivent être préservés en cas de reprise du droit : ce qui signifie que nous rejetons une reprise automatique du droit. Le groupe considère le comité mixte compétent pour le mécanisme de règlement des différends. Un tribunal arbitral statue en aval et de manière indépendante sur la pertinence d'éventuelles mesures compensatoires. La création d'un tel processus rend inutile l'automatisme de la clause guillotine. Les domaines d'importance capitale pour la Suisse (p. ex. : le trafic de transit, la préférence indigène et les mesures d'accompagnement, l'entraide judiciaire) doivent être dissociés d'une réglementation institutionnelle. Une chose est sûre pour le groupe parlementaire libéral-radical : le contenu d'un tel accord est bien plus important que la rapidité avec laquelle il est conclu. Le Conseil fédéral doit en outre définir dans quels domaines de nouveaux accords sectoriels génèrent une valeur ajoutée pour la Suisse.
 
Maintien de Schengen/Dublin
Le groupe libéral-radical a reformulé son engagement envers Schengen/Dublin. Il s'agit d'empêcher que la Suisse ne devienne une frontière extérieure de l'UE. Ceci aurait de dures conséquences pour notre économie. Le groupe préconise une application non bureaucratique de la directive européenne sur les armes tout en respectant les traditions suisses. Dans le domaine de l'asile, la Suisse doit pouvoir continuer à profiter de Schengen/Dublin. Ces accords permettent notamment d'assurer la sécurité en Suisse.
 
Liberté, Cohésion et Innovation – Par amour de la Suisse.
 

Petra Gössi
Beat Walti
Hugues Hiltpold
Thomas Hefti