Générations futures : santé

Le système de santé suisse est reconnu pour sa très haute qualité. La crise du Covid-19 l'a clairement démontré.

Il incombe à notre génération de veiller à ce que nos enfants et petits-enfants puissent continuer à bénéficier des mêmes prestations de qualité en matière de santé – de premier plan en comparaison internationale – que celles dont nous profitons aujourd’hui.

Objectifs

› Coûts : nous devons nous éloigner de la perspective des coûts pour nous tourner vers une discussion sur les prix et les prestations. Cela nécessite de garantir la liberté de choix des fournisseurs de prestations et des assureurs, ainsi qu’une concurrence davantage axée sur les prestations grâce à une plus grande transparence en matière de qualité.

› Système de santé : nous nous opposerons à la tendance croissante de nationalisation du système de santé. Le fédéralisme est soutenu et renforcé. Les éléments de concurrence envisagés lors de l’introduction de la LAMal en 1996 doivent être maintenus ou rétablis.

› Coopération : la coopération suprarégionale entre les hôpitaux doit être renforcée. Il n’y a centralisation que lorsque cela peut améliorer la qualité des prestations. L’offre excédentaire doit être réduite.

› Responsabilité : promotion de la responsabilité individuelle en matière de santé et de sécurité.

Propositions à moyen terme

› Partenaires tarifaires : la liberté accordée aux partenaires tarifaires doit être préservée afin de stimuler l’innovation. Le pouvoir de l’administration ne doit pas être renforcé. Au lieu de planifier toujours plus en détail les soins médicaux ambulatoires et stationnaires, l’action de l’État devrait se limiter à garantir la sécurité des soins lorsque la concurrence réglementée par la LAMal ne l’assure pas.

› Renforcement de la transparence : le médecin doit informer des coûts. Des indicateurs de qualité fiables pour les prestations sont nécessaires.

› Planification hospitalière : repenser la planification hospitalière et mieux exploiter les synergies publiques / privées. Il faut sortir de la logique cantonale pour collaborer au niveau régional. La concurrence entre les hôpitaux se fait sur la base de critères de qualité uniformes, dont le respect effectif est contrôlé. Un maintien des structures par le biais de subventions cantonales (« prestations d’intérêt général ») est combattu avec véhémence. Les responsabilités sont clarifiées et la fourniture de prestations ne suit plus nécessairement les frontières cantonales.

› Numérisation : faire progresser la numérisation du domaine de la santé. La Confédération fixe les conditions-cadres d’une infrastructure de données sûre et uniforme, définit les normes techniques et les exigences de transparence et garantit l’accès des acteurs et la souveraineté de la population sur ses données. Les données sanitaires sont utilisées pour améliorer la qualité des prestations et sont collectées à cette fin. La question de la cybersécurité est soigneusement examinée.

› Le 3e pilier peut être utilisé de manière privilégiée comme épargne individuelle pour les soins longue durée (personnes âgées).

› Numerus clausus : s’éloigner du numerus clausus en modernisant la réglementation au sujet de l’admission à la formation médicale pour les jeunes en Suisse.

Propositions à long terme

› Quitter le système actuel : il est trop axé sur la « pensée en silos ». Il est important de remettre le patient au centre des discussions. Qu’une prestation soit fournie par un médecin, un pharmacien ou un infirmier ne doit plus être la question centrale. La qualité des prestations reste en tout temps contrôlée et garantie.

› Introduire un système de rémunération basé sur les résultats. L’économicité de la rémunération doit toutefois être prouvée et améliorée.