Berne,

Une politique climatique favorable à l'économie

Réponse à l'article du Tages Anzeiger

Le journal alémanique Tages Anzeiger a publié dernièrement un article au titre tendancieux « Le libéralisme empêche-t-il la politique climatique suisse ? » où il affirmait que la politique climatique exigée par le PLR.Les Libéraux-Radicaux était inefficace. Cela est tout simplement faux.

La taxe sur le CO2 est prélevée comme taxe d’incitation sur les combustibles fossiles tels que le fioul ou le gaz naturel et deux tiers sont redistribués à la population et aux entreprises. La taxe est actuellement de 84 francs par tonne de CO2 et incite ainsi à réduire la consommation de CO2. Les entreprises consommant beaucoup d’énergie ou des entreprises de certains secteurs peuvent être exemptées de cette taxe. Pour cela, elles doivent cependant convenir d’objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre avec par exemple l’Agence de l’énergie pour l’économie (AEnEC). L’objectif de cette taxe et de la convention d’objectifs est la réduction des émissions de CO2. Cela implique généralement aussi une baisse de la consommation de l’énergie., L’article conclut que la réduction des émissions de gaz à effet de serre se fait principalement par la taxe sur le CO2. Cela n’est évidemment pas vrai. Les faits prouvent que la coexistence de la taxe sur le CO2 et des systèmes d’accord sur objectifs obligatoires sont nécessaires. Il s’agit du système le plus efficace et qui donne à l’économie la possibilité de réduire la consommation de CO2 là où c’est le plus utile tout en étant compatible avec l’économie. Une limitation fictive des possibilités d’exemption est contraire à cet objectif.

Comme l’exigent les motions de groupe du PLR « Pour une réduction de la charge administrative. Donner à toutes les entreprises la possibilité de se faire exempter de la taxe sur le CO2 » et « Avenir de la politique en matière d’énergie et de climat. Révision des systèmes existants », toutes les entreprises consommant beaucoup d’énergie doivent avoir la possibilité de convenir des objectifs de réduction des émissions de CO2. En effet, chaque convention d’objectifs mène obligatoirement à des investissements dans des mesures favorables à la protection environnementale et a bien plus d’impact que le simple paiement de la taxe sur le CO2. Les dépassements des objectifs convenus par les entreprises et les faits le prouvent : les entreprises ayant pris un engagement de réduction ont réduit leurs émissions de gaz à effet de serre de 300 000 tonnes/an en l’espace de trois ans (2012-2015) avec la mise en œuvre des mesures concernées.

par Christian Wasserfallen, Conseiller national BE