Consolider, moderniser, développer
Pour une armée crédible et performante
La politique de sécurité suisse en général et l’armée en particulier ont traversé une phase de ré- forme intensive au cours des dernières années. Avec son rapport sur la politique de sécurité 2000 (RAPOLSEC 2000), le Conseil fédéral a défini en 1999 le cadre conceptuel de l’organisation de la future politique suisse de sécurité. Ce rapport, placé sous le mot d’ordre « sécurité par la coopération», prévoyait de passer d’une défense nationale autonome à une politique de sécurité basée sur la coopération intérieure et extérieure. La stratégie de coopération s’est concrétisée dans le cadre de la réforme Armée XXI et par le oui à la loi sur l’armée soumise au peuple lors des votations du 18 mai 2003. Les décisions prises par le Conseil fédéral le 11 mai 2005 et les incidences qu’elles ont eues en termes de nouvelles affectations des moyens dans le domaine de la défense ont contribué à créer une certaine insécurité et ont suscité des critiques. Les discussions concernant le développement sur la période 2008/2011 illustrent la nécessité d’instaurer un dialogue accru dans le domaine de la politique de sécurité et de défense.
Contenu du papier de position
Dans ce contexte, le PRD souhaite apporter une contribution critique constructive au travers de ce papier de position. Nous nous concentrerons essentiellement sur l’armée et sur sa réforme. Les autres outils de la politique de sécurité, tels que la politique extérieure, la protection de la population ou la police ne seront abordés qu'en substance. Ceci ne doit toutefois pas être interprété comme une volonté de limiter la question de la politique de sécurité à ses aspects militaires. Cette restriction fait davantage suite à des réflexions pratiques. Ainsi l’armée n’est- elle qu’un instrument -fût- il très important- d’une politique de sécurité comprise dans sa globalité: ce papier de position se concentre sur cet instrument particulier.








Papier de position Armee, 06.08.2007


